Que signifient les réactions de Facebook pour votre entreprise?

Patrick Antinozzi

Si vous avez un compte Facebook (nous le savons, vous en avez un) vous avez certainement remarqué l’apparition des nouvelles réactions Facebook. Au lieu de se limiter uniquement au si célèbre « J’aime », Facebook vous permet désormais de réagir aux publications de six manières différentes : J’aime, J’adore, Haha, Wouah, Triste et Grrr.

Depuis bien longtemps, les utilisateurs n’ont cessé de supplier pour avoir un bouton leur permettant de désapprouver les publications. Être limité à uniquement aimer une publication ou laisser un commentaire crée parfois des situations incongrues.

Par exemple, si votre ami partage une publication expliquant le décès récent de son père, cliquer sur « J’aime » peut sembler terriblement inapproprié. La seule autre façon dont vous pouvez réagir à cette publication est de publier un commentaire composé, vous voyez, de mots.

Facebook sait qu’écrire ces mots prend du temps et, aussi terrible que cela puisse paraitre, notre capacité de concentration diminue d’une année à l’autre et les utilisateurs veulent un moyen plus rapide de réagir à certaines publications en partageant leurs sentiments négatifs.

Facebook sait également qu’ajouter un simple bouton « Je n’aime pas » serait préjudiciable pour les clients-anonceurs (ceux qui les paient des milliards pour les publicités), car les réactions négatives à ces publicités ne feront assurément qu’augmenter.

En effet, qui d’entre nous « Adore » les publicités?

Les réactions sont la solution qu’a trouvée Facebook à ce problème et, en tant que chef d’entreprise, vous devriez vous en réjouir. Pourquoi?

Plus de rétroaction des clients

Nos amis de iQmetrix ont parfaitement résumé la situation:

Est-ce qu’une cliente « aime » votre nouvelle robe? Est-ce que le slogan de votre nouvelle compagne « agace » votre public-cible? La cueillette de ces informations spécifiques sera extrêmement bénéfique pour les détaillants dans leur prises de décisions.

Ainsi, au lieu de baser leur jugement uniquement sur le nombre de personnes qui ont aimé la publication, les détaillants seront en mesure de considérer les réactions positives et négatives, afin de mieux sélectionner leurs prochaines offres. Ces nouvelles réactions permettent aux détaillants de cerner une plus large variété d’émotions suscités par leurs produits et services.

Des publicités mieux ciblées

The Observer a publié une excellente remarque à ce sujet:

Il est important de garder à l’esprit que Facebook vend des publicités. Comme Google avant lui, Facebook permet aux annonceurs de cibler leurs produits avec une précision chirurgicale et de récolter, en prime, une masse impressionnante de données concernant les personnes qui considèrent ou achètent leurs produits. L’objectif de Facebook est dès lors de cerner votre personnalité aussi précisément qu’il est possible, tant lors de vos achats en ligne que dans des boutiques physiques. Dans cette optique, le bouton J’aime posait un sérieux problème: les commentaires qui accompagnaient ces « J’aime » allaient du « c’est adorable » au « je suis d’accord » au « félicitations » jusqu’au « C’est désolant ». Cela devenait très vite problématique lors de l’analyse des données de plus d’un milliard d’utilisateurs.

Toutefois, l’énorme potentiel commercial qu’apportent ces Réactions, n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît à première vue.

Elles compliquent les choses

Aurora pointe justement les complications que doivent subir les utilisateurs de Facebook:

Réagir avec un « J’aime » ne prenait qu’un seul clic, alors que le nouveau système nécessite de cliquer ou de passer la souris sur les réactions et de prendre la décision de cliquer sur la bonne émotion. Le traditionnel bouton « J’aime » simplifiait grandement la communication d’une émotions, alors que certains utilisateurs utiliseront mal ou ne découvriront même pas cette nouvelle fonctionnalité. Personne n’a envie d’avoir à travailler trop fort en naviguant sur Facebook.

Vraisemblablement, Facebook va devoir simplifier cette fonctionnalité par la suite. Dans sa version actuelle, elle n’est pas vraiment intuitive.

Mais c’est juste le commencement de cette nouvelle fonctionnalité de Facebook. Seul le temps nous permettra de savoir si c’est un atout pour les chefs d’entreprise et les distributeurs, ou juste une autre tentative malavisée pour récolter plus de données sur les utilisateurs.

About the Author

Patrick Antinozzi

Patrick is our Content Specialist / Brand Ambassador / Internet Geek. He's got his finger on the pulse of business and retail trends, and loves writing in various corners of the internet. When he's not doing that, you'll find him traveling the world, playing hockey, or ranting about the Montreal Canadiens.

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